NBA Christmas day : Le père Noël nous a gâtés, retour sur les 5 rencontres !

Tradition NBA depuis 1947, les Christmas Day n’ont pas d’affiches fixes, mais proposent souvent des rencontres avec des équipes en forme ou avec une forte rivalité, sans oublier la présence obligatoire du champion en titre (Denver cette année). Je vous propose de revenir sur les 5 matchs de la nuit de Noël avec 3 Résumés et 2 Grands Formats. C’est parti !

Article exclusif pour eliottcaillot.com

Résumé : Les Bucks se déplacent au Garden de New York !

Les Bucks, sur une série de 9 victoires de suite contre les Knicks se déplacent au Madison Square Garden pour y affronter l’équipe new-yorkaise. Les Knicks sont d’ailleurs l’équipe avec le plus de Christmas Day disputés, au nombre de 56. Revenons-en à cette première affiche du Christmas Day avec des Bucks sur une série de 7 victoires consécutives, qui écrasent la concurrence sur cette fin du mois de décembre. Mais les joueurs de Milwaukee… ont proposé un jeu collectif de piètre qualité sur ce match.

La confrontation a d’abord été physique entre les deux équipes avec un vrai pari de New York d’appuyer à l’intérieur. C’est bien sûr Jalen Brunson, la star de la Big Apple, qui a géré le tempo du match et admirablement bien pris le jeu à son compte quand il fallait. Les Knicks usent et abusent d’un système toujours efficace, le Pick&Roll où un joueur intérieur vient poser un écran pour libérer le Brunson qui a le choix derrière de jouer l’action pour lui ou remettre le ballon au poseur d’écran qui coupe généralement vers le cercle. Hartenstein et Randle ont donc écœuré la défense de Milwaukee et notamment Damian Lillard qui s’est pris un bon nombre d’écrans et n’a pas pu suivre Brunson. New York a été bon collectivement en shootant à 54% sur la rencontre et avec 4 joueurs à plus de 20 points.

Pour les Bucks, Giannis Antetokounmpo réalise tout de même un bon match avec 32 points à 54% au tir, mais c’est la maladresse extérieure des Bucks qui leur est fatale avec seulement 31% de réussite à 3 points. Après avoir recollé à 6 points à 2 minutes de la fin, Milwaukee est crucifié par Jalen Brunson qui vient poser délicatement un floater pour tuer le match. Il finit le match à 38 points à 53% au tir. Victoire 129-122 des Knicks qui mettent fin à la série des Bucks et satisfont le public du Madison Square Garden qui aimerait bien voir la même intensité et réussite en 2024 !

Jalen Brunson (11 blanc), le leader offensif de New York, shoote au dessus de Brook Lopez (11 vert), meilleur contreur de NBA.
© – Seth Wenig/AP Photo

Grand format : Les Warriors à Denver !

Les Warriors de Golden State ont retrouvé de la confiance récemment avec un jeu collectif convaincant et une meilleure intégration et utilisation des rookies Brandin Podziemski et Trayce Jackson-Davis. On assiste aussi à un retour en forme de Klay Thompson qui n’est pas dans sa meilleure saison, loin de là. Le californien n’est pas revenu à son niveau après ses deux saisons blanches consécutives entre 2019 et 2021 à la suite d’une rupture des ligaments croisés et d’une rupture du tendon d’Achille. Les Warriors sont toujours sans Draymond Green, suspendu pour une durée indéterminée, et qui a apparemment entamé son travail avec des psychologues pour arrêter de vouloir pratiquer la boxe sur le terrain au lieu de joueur au basket. Avec toutes ces circonstances, les Warriors sont 10èmes de la Conférence Ouest et sur une série de 5 victoires consécutives avant de se déplacer dans les montagnes du Colorado pour y affronter les Denver Nuggets en ce Christmas Day.

Du côté de Denver, l’effectif des champions en titre n’a quasiment pas changé par rapport à la saison dernière et le jeu collectif est indéniablement l’un des plus efficaces de la ligue. Les Nuggets sont également la 4ème meilleure défense de la ligue cette saison et l’enceinte de la Ball Arena est une forteresse dans laquelle seulement deux équipes ont gagné cette saison.

Qui dit Christmas Day, dit match en journée aux États-Unis avec le coup d’envoi de ce match à 12h30 heure locale. Qui dit match de journée, dit du mal à se mettre dans le rythme. C’est effectivement le cas avec des Warriors complément à côté de la plaque, sans agressivité, sans réussite. En face, Michael « aucune passe » Porter Jr. commence ses travaux avec 8 points alors que les Warriors n’en ont marqué que 7 dans les 5 premières minutes du match. Pour les Warriors, un joueur rentre très mal dans son match… et c’est Stephen Curry. Le meneur de Golden State n’a jamais été à l’aise sur les matchs de Noël avec 15,3 points de moyenne à 23% à 3 points sur ces Christmas Day. Mais la rentrée de Chris Paul et Dario Saric offrent un second souffle et permet aux Warriors de revenir à 3 points à la fin du premier quart. Denver parait tout de même beaucoup plus à l’aise, et déroule son jeu collectif avec tous les ballons passant par la tour de contrôle Nikola Jokic. Les superstars sont discrètes avec 4 points pour Curry (très maladroit) et 6 pour Jokic (nerveux). Et ce sont bien les Warriors qui mènent miraculeusement d’un point à la pause.

En deuxième mi-temps, Jamal Murray emmène les Nuggets en mettant un peu de vitesse dans les attaques. Les 5 joueurs titulaires ont marqué au moins 16 points chacun montrant la répartition intelligente du ballon. Kentavious Caldwell-Pope apporte une grande énergie et 10 points dans le troisième quart pour donner 8 points d’avance à Denver qui n’a pas plus qu’à dérouler. Oui, mais il ne faut jamais enterrer les Warriors qui sont capables du meilleur… comme du pire : 7 attaques en shootant exclusivement à 3 points, sans la moindre réussite, cela n’aide pas à revenir. Andrew Wiggings, lui aussi de retour, est précieux avec 12 points dans le dernier quart-temps pour garder un peu d’espoir du coté de Golden State. Mais c’est son compatriote canadien Jamal Murray et son sang-froid qui vont renvoyer les Warriors chez eux.

Victoire 120-114 des Nuggets face à des Warriors d’un Stephen Curry fantomatique (18 points à 23% à 3 points) qui confirme sa méforme sur les matchs de Noël. Cependant, celui qui a impressionné dans ce match du côté des Warriors c’est bien Brandin Podziemski et ses 13 points, 9 rebonds, 6 passes décisives et 5 interceptions. Ligne de stat exceptionnelle pour un rookie qui n’aura pas suffi dans ce match bien tendu et âpre. Le coach des Warriors, Steve Kerr s’est d’ailleurs plaint de l’arbitrage en le qualifiant de « dégoûtant » et critiquant notamment les 18 lancers-francs obtenu par Nikola Jokić sur ce match. Cela étant, 5ème victoire consécutive des Nuggets qui affirment leur statut de favori de la Conférence Ouest !

Jamal Murray (27 blanc) exulte après avoir marqué un panier assurant la victoire des Nuggets.
© – AAron Ontiveroz/The Denver Post

Résumé : Celtics-Lakers, comme au bon vieux temps

L’affiche la plus historique de la NBA est sans doute ce Boston – Los Angeles, nous rappelant les confrontations entre les légendes Magic Johnson et Larry Bird. Cette saison, le duel à suivre est bien évidemment entre Jayson Tatum et LeBron James.

Mais encore une fois ce lundi soir, les stars principales des équipes vont être épaulées par le collectif. Effectivement Tatum et James sont bien connus des défenses et avoir des tirs ouverts leur est presque impossible. C’est pour ça que le nouveau rôle de LeBron James en tant que meneur organisateur des Lakers lui permet d’influer sur le jeu différemment que par simplement marquer à gogo. Jayson Tatum, lui, réalise une saison très efficace avec des points bien sûr, mais aussi une implication au rebond cruciale et des passes décisives dans cette équipe de Boston développant peut-être le meilleur jeu de la NBA actuellement. Derrick White, reconverti au poste de meneur de jeu, en est pour beaucoup. Il s’illustre d’ailleurs sur ce match avec 11 passes décisives.

La tension de ce match réside en réalité à l’intérieur, avec un duel Davis-Porzingis. Le second a surement sorti son meilleur match sous le maillot des Celtics avec 28 points, 11 rebonds et au-delà des statistiques une présence offensive déstabilisant la défense des Lakers. Ces derniers, légèrement dépassés par la variété d’option des Celtics ont appuyé à l’intérieur avec Davis en attaque. 40 points, 13 rebonds, 57% au tir, la ligne de stat du pivot de Los Angeles est assez impressionnante. Cependant, derrière lui, les points sont discrets avec 17 pour Taurean Prince et 16 pour LeBron James, assez maladroit. Celui qui a disputé le plus de Christmas Day de l’histoire n’aura pas réussi à faire basculer la rencontre en sa faveur face à l’armada de Boston. Victoire 126-115 des Celtics avec les 5 titulaires à plus de 18 points, Boston repart à la maison en gardant le meilleur bilan de NBA !

LeBron James (23 blanc) est bien défendu par Kristaps Porzingis (8 vert) et Derrick White (9 vert) qui ont verrouillé le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA.
© – Jayne Kamine-Oncea/Getty Images

Résumé : Embiid et Butler absents, spectacle assuré par les jeunes !

Joël Embiid pour les 76ers et Jimmy Butler pour Miami, les stars étaient à l’infirmerie pour ce Christmas Day. Avec JB sur le banc, c’est la jeunesse de Miami qui va s’occuper de tout face à un Philly privé de leur meilleur atout.

Jaime Jaquez Jr., un style très old school mais une efficacité redoutable. Avec ses cheveux longs et son bandeau à la Björn Borg, le rookie de Miami impressionne depuis le début de saison et apparait comme le meilleur du reste après Holmgren et Wembanyama dans la course au titre de Rookie de l’année (meilleur joueur effectuant sa première saison). Le gaucher a pris le jeu à son compte sur ce match et vient planter 31 points et 10 rebonds, ses deux records de carrière. Pour la petite histoire, il bat Michael Jordan, ayant inscrit seulement 30 points lors de son premier Christmas Day. Avec un pourcentage de 75% au tir, Jaquez Jr. a été létal face à des 76ers sans repères.

En effet, l’absence d’Embiid rebat les cartes dans la distribution des tickets shoot pour Philly. Celui qui réalise un très bon match, c’est un autre gaucher et un autre Jr., c’est Kelly Oubre Jr. Revenu récemment de blessure, l’ailier de Philly a cumulé 27 points à 56% au tir. Le reste de l’effectif n’a pas été aussi convaincant avec un Tyrese Maxey affichant un affreux 1/8 à 3 points pour 12 points au total. Philly, qui avait poussé pour revenir dans le troisième quart-temps, se fait finalement coiffer par Miami. Victoire 119-113 du Heat qui, armé de son trio de jeunes shooteurs Jaquez Jr. – Herro – Robinson, aura eu raison d’une équipe des 76ers bien handicapée par l’absence de Joël Embiid !

Jaime Jaquez Jr. (11 rouge) se contorsionne pour passer au dessus de Mo Bamba (7 blanc).
© – Rhona Wise-USA TODAY Sports

Grand format : Les Mavericks à Phœnix, affiche sous haute tension !

Phœnix-Dallas, voilà une affiche à l’histoire récente mouvementée avec une rivalité piquante entre Devin Booker et Luka Dončić. Les ingrédients sont réunis pour avoir une rencontre explosive. Les Mavs surfent sur une dynamique les ayant propulsés à la 6ème place du classement de la conférence Ouest tandis que les Suns eux, patinent à la 11ème place. Phoenix n’a jamais pu trouver une stabilité et le trio Booker-Durant-Beal n’a joué que 24 minutes ensemble sur le terrain depuis le début de saison. Durant, déjà le seul joueur en bonne santé du trio de Brooklyn formé avec Harden et Irving, se retrouve dans la même situation à Phoenix avec les blessures successives de Beal et Booker. KD est tout de même le troisième meilleur marqueur de NBA avec une moyenne de 30,9 points à 51,8% au tir et 46,9% à 3 points. En d’autres termes, il est d’une propreté remarquable, peu étonnante, de la part du dixième meilleur marqueur de l’histoire de la ligue. Du côté de Dallas, c’est un 14ème cinq de départ qui est aligné par Jason Kidd qui doit composer avec l’absence de Kyrie Irving, blessé. Kidd fait donc confiance à Dončić pour faire à peu près tout sur le terrain pour les Mavericks. Le Slovène réalise une saison exceptionnelle avec notamment 32,9 points de moyenne.

Le match commence par une domination discrète de Dallas qui crée un léger écart. Les Mavericks appliquent systématiquement le même système avec Luka Dončić effectuant une passe à l’intérieur pour Dereck Lively Jr. qui n’a plus qu’à finir. Dončić attire deux défenseurs qui tentent de faire prise à deux sur le meneur qui se libère alors immédiatement du ballon lorsqu’il a fixé les joueurs de Phœnix pour offrir des espaces à ses coéquipiers. Dans le deuxième quart-temps, c’est Tim Hardaway Jr. qui assure le scoring pendant que Dončić est sur le banc. En face, Booker est maladroit, mais Grayson Allen parait en grande forme. À noter l’échange très sympa en premier mi-temps où Devin Booker félicite Luka Dončić pour la naissance de sa fille. Cela montre que les deux joueurs peuvent batailler férocement sur le terrain, mais être en très bons termes en dehors du cadre purement sportif. Pour en revenir à la rencontre, Phoenix passe son temps à 10 points des Mavericks sans jamais vraiment revenir ni jamais vraiment décrocher. Mais les Suns sont bons lorsqu’ils arrivent à pousser les ballons et mettre du rythme. C’est le cas dans le troisième quart-temps où ils reviennent petit à petit.

Un duel Doncic-Allen s’improvise alors. En effet, Grayson Allen prend feu dans ce quart-temps où il va inscrire 19 points pour permettre à Phoenix de revenir et même passer devant pour la première fois du match à 14 minutes de la fin. Oui, mais Luka Dončić a décidé d’être injouable et va terroriser les Suns à base de paniers à 3 points, de pénétrations incisives et de somptueuses passes décisives. Dallas va passer à 17-4 aux joueurs de l’Arizona qui ont dominé le troisième quart-temps, mais qui s’effondrent dans le quatrième. Aucune adresse pour Phœnix et encore moins de défense, aucun joueur capable de stopper Dončić. 50 points, 15 passes décisives, 6 rebonds, 4 interceptions, 3 contres, 8 paniers à 3 points : la ligne de statistiques du Slovène est tout simplement hallucinante. Au-delà des records du Christmas Day, Doncic est seulement le deuxième joueur de l’histoire à cumuler 50 points et 15 passes décisives sur un match de saison régulière. En plus de cela, Luka passe la barre symbolique des 10 000 points inscrits en carrière à même pas 25 ans, devenant le joueur le plus précoce depuis Michael Jordan à atteindre ce cap de points. En resumé, victoire 128-114 des Mavericks qui assurent le spectacle avec un Père Noël réincarné en Luka Dončić pour ce Christmas Day à Phoenix !

Le magicien Luka Doncic (77 bleu) tire au dessus de celui qui lui aura tenu tête dans cette rencontre, Grayson Allen (8 blanc).
© – Christian Petersen/Getty Images
© – Clutchpoints
Eliott Caillot

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