Après une première saison riche en apprentissage, Zaccharie Risacher entame son deuxième exercice sous les couleurs des Hawks d’Atlanta. De passage à Indianapolis, l’ailier français s’est confié sur son été, son évolution et l’influence européenne au sein de l’effectif le plus international de la ligue.
Comment abordes-tu cette deuxième saison avec Atlanta après les changements dans l’effectif cet été ?
Je suis super heureux de reprendre avec l’équipe et très excité par cette deuxième saison, tant sur le plan collectif qu’individuel. L’effectif a pas mal changé, mais je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour contribuer au mieux et aider mon équipe à gagner des matchs. On a ce qu’il faut pour faire de grandes choses grâce au travail quotidien.
Tu as connu ta première « off-season » NBA, qui est bien plus longue qu’en Europe. Comment as-tu géré ce temps ?
C’était effectivement très long par rapport à ce que j’ai connu auparavant. J’en ai profité pour me reposer, voir ma famille et partir en vacances, mais le but était surtout de devenir meilleur pour franchir un palier. Avec mon staff, on a fait ce qu’il faut pour arriver dans de bonnes conditions. J’ai aussi eu la chance de jouer avec l’Équipe de France, ce qui m’a permis de faire du 5 contre 5 dans le contexte du basket FIBA, ce qui a été très enrichissant avant d’attaquer cette saison.
Sur quels aspects techniques as-tu mis l’accent durant tes entraînements estivaux ? On a notamment vu le « dribble pump » de Damian Lillard.
J’ai touché à énormément de choses. J’ai beaucoup travaillé sur mon tir à mi-distance (midrange), sur mon « ball handling » et sur la manière de créer mes propres tirs. Maintenant que je suis de retour à Atlanta, l’objectif est de retranscrire tout ce travail sur le terrain.
L’année dernière, tu avais plutôt un rôle de finisseur. Est-ce que tu vas avoir plus de responsabilités dans la création cette année ?
Mon idée est simplement d’aider l’équipe à gagner. Je suis prêt à m’adapter et à faire tout ce qui est nécessaire selon les besoins du collectif.
Je t’ai vu t’entraîner aux côtés de Porzingis, comment se passe votre relation ?
C’est une chance de pouvoir échanger avec un vétéran comme Kristaps Porzingis au quotidien ; il est champion NBA et possède une expérience immense en Europe et ici. Il est très ouvert, disponible dès que tu as une question et c’est une vraie richesse de pouvoir bénéficier de ses conseils.
Tu as conservé une partie de ton staff personnel, notamment des préparateurs comme Mathieu Fachard. Pourquoi est-ce important pour toi ?
Dans un environnement comme la NBA, c’est crucial d’être entouré de gens compétents et disponibles qui forment un « cercle proche professionnel ». Ils me connaissent parfaitement, ils connaissent mes faiblesses et savent sur quoi je dois travailler, que ce soit pour le développement individuel ou la préparation physique. Leurs retours sont toujours très pertinents durant la saison.
Comment se passe la communication avec Coach Quin Snyder et le reste du staff concernant ton rôle, surtout avec les absences comme celle de Trae Young ?
La communication est très fluide et collective ; le coach veut mettre en place sa philosophie et le staff s’adapte très vite aux blessures ou aux changements tactiques. Sur le plan individuel, je travaille étroitement avec Ryan Schmidt, qui est responsable de mon développement au sein de l’organisation. On fait beaucoup de retours vidéo ensemble après les matchs.
Vous êtes l’équipe la plus internationale de la ligue. Ressens-tu cette influence européenne dans le jeu ?
On sent cette richesse dans le vestiaire avec des talents venant de partout dans le monde, et c’est une force sur le terrain. Concernant le jeu, la différence de vitesse est choquante : quand je suis retourné jouer en FIBA cet été, j’avais l’impression qu’on jouait presque en marchant. Ici, le jeu de transition est permanent, on court partout et on cherche à enchaîner les possessions très rapidement, alors qu’en Europe, on prend plus le temps de construire un tir sur 18 secondes.
Interview réalisée au Gainbridge Fieldhouse d’Indianapolis, par Eliott Caillot
Crédit Photo : Gary A. Vasquez-Imagn Images
